Ediamath : Un nouveau souffle grâce au partenariat entre Forage Sahel, l’État et la commune de Mlomp
Après plus de 50 ans d’attente, le village d’Ediamath accède enfin à l’eau potable. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée le mercredi du 28 janvier 2026, marquée par la présence des autorités administratives et locales, elle a célébré la concrétisation d’un projet vital pour le développement de la commune de Mlomp.




L’eau potable coule enfin au cœur de la Casamance
L’association Forage Sahel a officiellement mis en service les nouvelles infrastructures hydrauliques d’Ediamath (forages, station de pompage et château d’eau). Ce projet structurant, qui répond à une attente de longue date, assure désormais l’accès à l’eau potable pour les 1 500 habitants grâce à un réseau de distribution de 5 km raccordé à chaque foyer. Il représente un levier majeur pour la santé et le dynamisme local.



Un tournant historique pour les populations
Prenant la parole, le maire de Mlomp, Papis Ansoumana Diémé, a exprimé une profonde gratitude envers l’ONG Forage Sahel et l’État du Sénégal. Pour l’édile, ce forage est bien plus qu’une simple infrastructure : c’est une victoire pour la dignité humaine.
Depuis sa création il y a un demi-siècle, Ediamath n’avait jamais eu accès à une eau de qualité. « L’accès à l’eau est une question de vie et de développement », a-t-il rappelé, se félicitant de voir les familles consommer désormais une eau saine, mettant fin aux risques liés aux eaux impropres.
Afin de garantir la pérennité et la transparence de l’ouvrage, un dispositif de suivi rigoureux a été structuré autour de trois piliers essentiels : une gouvernance villageoise via un comité de pilotage dédié, le renforcement de l’expertise technique par la formation de jeunes locaux à la maintenance, et l’instauration d’une responsabilité collective à travers une contribution financière des usagers pour assurer l’autonomie et l’entretien à long terme de l’infrastructure.
« L’eau n’est pas gratuite, et sa bonne gestion est une responsabilité collective », a martelé le maire, soutenu par le Sous-préfet qui a appelé les populations à s’approprier pleinement l’outil.
Une synergie exemplaire entre l’État et l’ONG
Le Sous-préfet de Tendouck, Papa Sandéné Sène, a salué cette réalisation qui s’inscrit parfaitement dans la politique nationale d’accès universel à l’eau. Il a souligné l’importance de l’intervention des ONG pour appuyer l’État dans les zones les plus enclavées.



Bruno Charuel, Président de Forage Sahel : « Une solidarité concrète »
Bruno Charuel a rappelé que ce projet de 200 millions de FCFA marque le nouveau cap de l’ONG au Sénégal. Il a tenu à préciser que ces fonds proviennent entre autre des contribuables français via le mécanisme de solidarité des Agences de l’eau. Il a encouragé les villageois à être fiers de cet outil et à en assurer la pérennité, tout en réaffirmant la volonté de l’ONG d’étudier d’autres demandes dans la région du Blouf selon ses moyens.
Vers une nouvelle ère de développement
Avec ce forage, Ediamath tourne la page de la précarité hydrique pour entrer dans une ère de progrès. Ce succès démontre qu’avec une coopération solide entre l’État, les collectivités territoriales, l’ONG Forage Sahel et les communautés, le défi de l’eau peut être relevé durablement.
Merci à nos donateurs
Rien de tout cela n’aurait été possible sans votre générosité. Chaque don a permis de financer les études techniques, le forage et l’édification de cette structure monumentale qui surplombe désormais Ediamath.
L’aventure ne s’arrête pas là. D’autres villages attendent encore leur tour.